{"id":393,"date":"2020-09-24T14:22:36","date_gmt":"2020-09-24T12:22:36","guid":{"rendered":"https:\/\/lpinstitute.dev.onpressidium.com\/news\/5f6cc97e90a305afa5b1ed9a\/"},"modified":"2025-11-06T22:44:31","modified_gmt":"2025-11-06T21:44:31","slug":"press-release-elife-new-tool-imitates-human-skin-for-detailed-study-of-mosquito-bites","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.learningplanetinstitute.org\/en\/news\/communique-de-presse-elife-un-nouvel-outil-imite-la-peau-humaine-pour-permettre-une-etude-detaillee-des-piqures-de-moustiques\/","title":{"rendered":"[Communiqu\u00e9 de presse eLife] Un nouvel outil imite la peau humaine pour permettre une \u00e9tude d\u00e9taill\u00e9e des piq\u00fbres de moustiques"},"content":{"rendered":"<h3 id=\"september-22thnew-research-published-in-elife-biteoscope-an-open-platform-to-study-mosquito-biting-behaviorby-felix-jh-hol-et-al\"><a href=\"https:\/\/elifesciences.org\/articles\/56829\" rel=\"noopener nofollow\">[22 septembre &#8211; Nouvelle recherche publi\u00e9e dans eLife &#8220;BiteOscope, une plateforme ouverte pour \u00e9tudier le comportement de piq\u00fbre des moustiques &#8211; par Felix JH Hol et al.&#8221;]<\/a><\/h3>\n<p>Des scientifiques ont mis au point un outil permettant d&#8217;\u00e9tudier le comportement de piq\u00fbre des moustiques porteurs d&#8217;agents pathog\u00e8nes communs, selon une nouvelle \u00e9tude publi\u00e9e aujourd&#8217;hui dans eLife.<\/p>\n<p>Cet outil, qui utilise un repas sanguin artificiel et une surface imitant la peau humaine, permettra de comprendre en d\u00e9tail l&#8217;alimentation par le sang sans utiliser de sujets humains comme app\u00e2ts. Il peut \u00e9galement se glisser dans un sac \u00e0 dos, ce qui permet d&#8217;\u00e9tudier les moustiques en laboratoire et dans des environnements naturels.<\/p>\n<p><strong><strong>Le biteOscope est utilis\u00e9 pour enregistrer un moustique qui se nourrit d&#8217;une imitation de peau humaine. Cr\u00e9dit photo : Felix Hol (CC BY 4.0)<\/strong><\/strong><\/p>\n<p>La prise de sang est essentielle \u00e0 la reproduction des moustiques, mais c&#8217;est au cours de la prise de sang sur des h\u00f4tes humains qu&#8217;ils transmettent des agents pathog\u00e8nes tels que le paludisme.<\/p>\n<p>&#8220;Si l&#8217;\u00e9tape initiale de l&#8217;obtention d&#8217;un repas sanguin &#8211; le vol vers un h\u00f4te &#8211; est relativement bien caract\u00e9ris\u00e9e, les \u00e9tapes qui se d\u00e9roulent apr\u00e8s l&#8217;atterrissage d&#8217;un moustique sur un h\u00f4te sont moins bien comprises&#8221;, explique le premier auteur, Felix Hol, chercheur \u00e0 l&#8217;Institut Pasteur et au Centre de recherche et d&#8217;interdisciplinarit\u00e9, \u00e0 Paris, en France. &#8220;On manque d&#8217;outils pour mesurer le comportement de piq\u00fbre des moustiques, et ceux qui existent reposent sur l&#8217;utilisation d&#8217;h\u00f4tes humains, ce qui limite le nombre et le type d&#8217;exp\u00e9riences que l&#8217;on peut r\u00e9aliser &#8211; on ne peut pas \u00e9tudier les moustiques porteurs de pathog\u00e8nes de cette mani\u00e8re<\/p>\n<p>Ceci est important car on pense que des facteurs tels que l&#8217;infection peuvent affecter le comportement alimentaire d&#8217;un moustique, y compris le nombre de tentatives d&#8217;alimentation qu&#8217;il effectue et la taille du repas qu&#8217;il prend. \u00c0 leur tour, ces aspects peuvent modifier la dynamique de transmission des agents pathog\u00e8nes. Pour r\u00e9soudre ce probl\u00e8me, Hol et ses coll\u00e8gues de l&#8217;universit\u00e9 de Stanford (Californie, \u00c9tats-Unis), de l&#8217;Institut Pasteur et du CRI (Universit\u00e9 de Paris\/INSERM) (Paris, France) ont mis au point le biteOscope, un outil qui permet d&#8217;\u00e9tudier \u00e0 haute r\u00e9solution la mani\u00e8re dont les moustiques explorent et sondent les surfaces de la peau de leur h\u00f4te avant de prendre un repas.<\/p>\n<p>Il se compose d&#8217;un &#8220;substrat&#8221; de piq\u00fbre &#8211; une surface transparente \u00e0 temp\u00e9rature contr\u00f4l\u00e9e qui imite la temp\u00e9rature du corps pour attirer les moustiques. Un repas artificiel est appliqu\u00e9 sur cette surface et recouvert d&#8217;une membrane couramment utilis\u00e9e que les moustiques peuvent percer. Le repas ressemble \u00e0 du sang, ce qui permet aux moustiques de se gorger et de multiplier leur poids par deux ou trois. Ce substrat de piq\u00fbre est ensuite plac\u00e9 dans une cage transparente et une cam\u00e9ra externe enregistre le comportement des moustiques.<\/p>\n<p>&#8220;Annotations ouvertes. L&#8217;\u00e9quipe a test\u00e9 biteOscope avec quatre esp\u00e8ces de moustiques importantes sur le plan m\u00e9dical et a construit un mod\u00e8le informatique pour analyser les comportements \u00e0 partir des images captur\u00e9es des moustiques lorsqu&#8217;ils se posent sur la &#8220;peau&#8221;. &#8220;Nous avons constat\u00e9 que le temps qu&#8217;un moustique passe \u00e0 explorer la peau sans r\u00e9ussir \u00e0 se nourrir est rarement plus long que la dur\u00e9e d&#8217;un repas r\u00e9ussi&#8221;, explique l&#8217;auteur Louis Lambrechts, directeur de recherche au d\u00e9partement de virologie de l&#8217;Institut Pasteur. &#8220;Cela sugg\u00e8re que si le sang n&#8217;est pas trouv\u00e9 dans un certain laps de temps, les moustiques abandonnent et passent \u00e0 autre chose&#8221;<\/p>\n<p>Les chercheurs ont ensuite montr\u00e9 comment l&#8217;outil peut suivre les parties du corps pour comprendre comment les moustiques &#8220;sentent&#8221; la surface qu&#8217;ils explorent. Lorsqu&#8217;ils ont enduit l&#8217;imitation de peau avec le r\u00e9pulsif pour insectes DEET, ils ont constat\u00e9 que les moustiques avaient tendance \u00e0 se poser et \u00e0 d\u00e9coller imm\u00e9diatement, n&#8217;entrant en contact qu&#8217;avec leurs pattes, ce qui sugg\u00e8re que la r\u00e9pulsion est m\u00e9di\u00e9e par le contact avec les pattes.<\/p>\n<p>&#8220;Nous avons utilis\u00e9 le biteOscope pour d\u00e9crire les sch\u00e9mas comportementaux de quatre esp\u00e8ces cl\u00e9s de moustiques, fournissant ainsi une base de connaissances utile pour de futures \u00e9tudes sur le comportement d&#8217;alimentation sanguine&#8221;, conclut l&#8217;auteur Manu Prakash, professeur adjoint de bio-ing\u00e9nierie \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de Stanford. &#8220;De mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale, nous esp\u00e9rons que les outils pr\u00e9sent\u00e9s ici offriront une nouvelle perspective sur les comportements des moustiques qui sont pertinents pour la transmission de pathog\u00e8nes et permettront aux chercheurs d&#8217;acqu\u00e9rir une compr\u00e9hension d\u00e9taill\u00e9e de l&#8217;alimentation par le sang sans avoir \u00e0 sacrifier leur propre peau&#8221;<\/p>\n<p><em>[Cr\u00e9dit photo : Felix Hol (CC BY 4.0)]<\/em><\/p>\n<h2 id=\"media-contacts\">Contacts presse<\/h2>\n<p>Emily Packer<br \/>eLife<br \/><a href=\"mailto:e.packer@elifesciences.org\" rel=\"noopener nofollow\">e.packer@elifesciences.org<\/a><br \/><a href=\"tel:+441223855373\" rel=\"noopener nofollow\">+441223855373<\/a><\/p>\n<h2 id=\"about\">\u00c0 propos d&#8217;eLife<\/h2>\n<p>eLife est une organisation \u00e0 but non lucratif cr\u00e9\u00e9e par des bailleurs de fonds et dirig\u00e9e par des chercheurs. Notre mission est d&#8217;acc\u00e9l\u00e9rer la d\u00e9couverte en exploitant une plateforme de communication sur la recherche qui encourage et reconna\u00eet les comportements les plus responsables. Nous travaillons dans trois domaines principaux : l&#8217;\u00e9dition, la technologie et la culture de la recherche. Nous visons \u00e0 publier des travaux de la plus haute qualit\u00e9 et importance dans tous les domaines de la biologie et de la m\u00e9decine, y compris l&#8217;<a href=\"https:\/\/elifesciences.org\/subjects\/ecology\" rel=\"noopener nofollow\">\u00e9cologie<\/a> et les <a href=\"https:\/\/elifesciences.org\/subjects\/neuroscience\" rel=\"noopener nofollow\">neurosciences<\/a>, tout en explorant de nouvelles fa\u00e7ons cr\u00e9atives d&#8217;am\u00e9liorer la mani\u00e8re dont la recherche est \u00e9valu\u00e9e et publi\u00e9e. Nous investissons \u00e9galement dans l&#8217;innovation technologique \u00e0 code source ouvert afin de moderniser l&#8217;infrastructure de la publication scientifique et d&#8217;am\u00e9liorer les outils en ligne permettant de partager, d&#8217;utiliser et d&#8217;interagir avec les nouveaux r\u00e9sultats. eLife b\u00e9n\u00e9ficie du soutien financier et de l&#8217;orientation strat\u00e9gique du<a href=\"https:\/\/www.hhmi.org\/\" rel=\"noopener nofollow\"> Howard Hughes Medical Institute<\/a>, de la<a href=\"https:\/\/kaw.wallenberg.org\/en\" rel=\"noopener nofollow\"> Fondation Knut et Alice Wallenberg<\/a>, de la<a href=\"https:\/\/www.mpg.de\/en\" rel=\"noopener nofollow\"> Soci\u00e9t\u00e9 Max Planck<\/a> et de<a href=\"https:\/\/wellcome.ac.uk\/\" rel=\"noopener nofollow\"> Wellcome<\/a>. Pour en savoir plus, consultez le site<a href=\"https:\/\/elifesciences.org\/about\" rel=\"noopener nofollow\"> https:\/\/elifesciences.org\/about.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Researchers develop a human skin mimic to study mosquito biting in high resolution without using humans as \u2018bait\u2019.<\/p>","protected":false},"author":5,"featured_media":394,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[23,20],"tags":[],"class_list":["post-393","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-press","category-rd"],"acf":[],"meta_box":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.learningplanetinstitute.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/393","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.learningplanetinstitute.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.learningplanetinstitute.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.learningplanetinstitute.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.learningplanetinstitute.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=393"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.learningplanetinstitute.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/393\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.learningplanetinstitute.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/394"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.learningplanetinstitute.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=393"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.learningplanetinstitute.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=393"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.learningplanetinstitute.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=393"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}