En septembre 2019, le Club de Rome a lancé le Plan d’urgence planétaire en marge du Sommet de l’action climatique des Nations unies à New York. Le Plan, qui a été rédigé en partenariat avec l’Institut de Potsdam pour la recherche sur l’impact du climat (PIK), fournit un ensemble de leviers politiques clés répondant aux défis transversaux du changement climatique, de la perte de biodiversité, et de la santé et du bien-être humains. Il présente une vision de la transformation et de la régénération, une feuille de route pour les gouvernements afin de lancer une décennie au cours de laquelle la trajectoire de développement de notre planète sera orientée vers une voie intrinsèquement bénéfique pour toutes les espèces vivantes, sans que personne ne soit laissé pour compte. Son cadre est simple mais convaincant : il s’agit d’une intervention catalytique destinée à susciter une action d’urgence aux niveaux les plus élevés de la prise de décision.
Il s’agit d’une nouvelle contribution au débat sur les situations d’urgence, qui reconnaît l’interconnexion inextricable des trois défis susmentionnés et propose une nouvelle approche par rapport à l’action politique conventionnelle cloisonnée. Concrètement, il associe la protection et la restauration de nos biens communs mondiaux à la mise en œuvre d’une série de transformations économiques et sociales, afin de garantir la santé et le bien-être à long terme des populations et de la planète.
Le plan a été lancé en présence de plusieurs chefs d’État et de gouvernement (Autriche, Bhoutan, République centrafricaine, Costa Rica, Fidji, Monaco, Norvège, Seychelles, Royaume-Uni) ainsi que du premier vice-président de la Commission européenne chargé du “Green Deal” européen, Frans Timmermans. La présentation du plan s’inscrivait dans une stratégie globale visant à obtenir des engagements de haut niveau en faveur d’un nouveau pacte pour les populations, la nature et le climat en 2020, étayé par l’adoption d’une déclaration d’urgence planétaire et d’un plan d’action concomitant au cours de la “super année” de 2020.



