Pour la première fois en 2020-2021, l’école doctorale FIRE a organisé un Workshop dédié au ” Bien-être et à la santé pendant le doctorat “. Deux aspects essentiels dans la vie d’un jeune chercheur qui ne sont souvent pas assez discutés au sein du monde académique*. Nous vous proposons ici un aperçu de ce qui s’est passé, et de la manière dont cela évoluera et s’étendra au cours des prochaines années académiques.
Cet atelier de deux jours s’est articulé autour de plusieurs interventions, suivies par le même groupe d’une douzaine de doctorants à différents stades de leur thèse. Discussions libres, écoute bienveillante et bienveillance mutuelle entre les participants ont été les clés d’interactions fructueuses.
Du syndrome de l’imposteur à la communication, une grande variété de sujets abordés
Parmi les moments les plus marquants, Jeanne Boisselier, au nom de l’association Doctopus, a abordé en profondeur le syndrome de l’imposteur avec les participants. En prendre conscience, pour soi et pour les autres, est la première étape indispensable pour le surmonter. En effet, cette perception de soi, d’être moins compétent que ce que les autres pensent de soi, de se sentir comme un imposteur malgré des preuves objectives de réussite, est largement répandue parmi les doctorants.
Comme l’a déclaré un participant, le fait de voir “comment des personnes que j’admire ont relevé les mêmes défis que moi a été très encourageant”. Wendy Ingram, de l’ONG internationale DragonFly Mental Health, l’a clairement démontré au moyen d’une vidéo percutante dans laquelle des scientifiques accomplis expriment les doutes et même les problèmes de santé mentale qu’ils ont dû combattre. Briser la stigmatisation était l’un des messages les plus importants à retenir.
L’intervention de Wendy s’est également concentrée sur l’écoute active comme introduction aux discussions difficiles. Cette partie de la communication, qui est cruciale pour maintenir des relations interpersonnelles de qualité (avec un directeur de thèse, un collaborateur, un collègue de laboratoire…) a également été abordée par Pascale Haag. Docteur en psychologie, sa thèse portait précisément sur l’étude du parcours doctoral, sous l’angle du stress, de la santé et des relations de supervision. Elle a donné des exemples concrets de communication assertive, une manière d’exprimer son point de vue ou son idée de manière compréhensible et directe, tout en respectant son interlocuteur.
En route vers une nouvelle édition
Cette première session a été unanimement appréciée et jugée très utile. Les participants ont encouragé l’équipe pédagogique du doctorat à “conseiller ce cours pour la première année de doctorat” afin qu’ils soient préparés dès le début.
Sur la base des commentaires des participants et des suggestions des personnes qui n’ont pas encore participé, de nombreuses idées sont maintenant soulevées sur la façon d’étendre ce cycle d’interventions ! Trouver un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, identifier le moment où une aide professionnelle est nécessaire et à qui s’adresser, prendre en compte la santé physique parallèlement à la santé mentale, savoir comment réagir face à un environnement de travail néfaste ou toxique… De nombreux sujets sont à explorer, dont certains avec le soutien du club PsyChic du CRI.
Le doctorat est une expérience scientifique et humaine passionnante, stimulante et enrichissante, qui peut aussi parfois devenir un défi émotionnel. Nous sommes convaincus qu’il est de notre rôle d’accompagner au mieux les doctorants pour qu’ils vivent leur thèse de manière positive.
*malgré des chiffres très préoccupants : environ un tiers des doctorants présentent des symptômes associés à l’anxiété et à la dépression. Source : Nature 575, 403-406 Nature 575, 403-406 (2019)
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