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Lorsque l’on réfléchit aux droits des enfants, la priorité tend à être donnée à la protection de leurs acquis en matière de bien-être, tout en limitant leur droit à exercer leur liberté et leur pouvoir d’action. L’hypothèse de l'”incapacité” sert de justification à la limitation de la liberté et de l’action des enfants. En utilisant l’approche par les capacités (AC) comme méthode de conceptualisation de ce qui est dû aux individus, cet article montre que la justification de la restriction de la liberté des individus “incapables” n’est pas aussi simple qu’on le suppose. Pour comprendre le rôle que jouent les capacités dans la limitation justifiée de la liberté, il faut évaluer ce que signifie le fait d’être “(in)capable” et comment cette “incapacité” peut se traduire par des privilèges ou des restrictions particuliers. L’article entend donc répondre aux questions suivantes : premièrement, comment le concept de “capacité” doit-il être compris dans l’AC ? Et, deuxièmement, comment la capacité lie-t-elle notre compréhension de la restriction légitime de la liberté et de l’action ? L’article propose une réponse à la première question par le biais d’une compréhension évolutive et dynamique de la “capacité” Il affirme en outre que le processus par lequel les capacités se développent (le processus de formation des capacités) devrait être pris en compte lors de l’évaluation de ce qui est dû à un individu en matière de justice.
Nico Brando est un Newton International Fellow financé par la British Academy qui travaille au Centre for Children’s Rights de la Queen’s University Belfast. Il est spécialisé dans la philosophie morale et politique et s’intéresse particulièrement aux questions liées au traitement politique des groupes marginalisés, aux droits de l’enfant et à l’approche par les capacités.




