La fondation Designathon Works permet aux enfants de concevoir un monde meilleur. Grâce à la méthode et à la plateforme Design-athon, ainsi qu’à des partenaires dans cinq pays (Pays-Bas, Tanzanie, Népal, Mexique et Kenya), nous organisons des défis où les enfants inventent et construisent des prototypes pour s’attaquer aux objectifs du Millénaire pour le développement. Grâce à des événements et à un rassemblement mondial annuel, à l’élaboration conjointe de recommandations politiques et à la rédaction de livres blancs, nous mettons les enfants en contact avec les décideurs locaux afin de co-concevoir un monde meilleur.
En savoir plus :
- Cercle d’autonomisation des jeunes
- La première session
- La deuxième session
- Le Design-a-thon fonctionne
- Semaine “Catalyser le changement
Quelle est votre vision de l’autonomisation des jeunes ?
En prenant un peu de recul par rapport à cette question, nous devons nous interroger : Quelle est la conception sociale actuelle du rôle de l’enfant dans nos sociétés ? En posant cette question, nous devons conclure qu’aujourd’hui, dans la plupart des sociétés, le rôle de l’enfant offre peu de possibilités d’agir sur sa propre vie, sur le monde qui l’entoure et sur l’avenir qui sera le sien. Il offre peu de possibilités de développer des compétences pour concevoir son propre avenir.
Ma position est que cette construction sociale a besoin d’une révision radicale. Dans le cadre de notre travail au Design-a-thon, nous posons la question suivante : “Et si nous considérions les enfants comme des artisans du changement, des militants, des scientifiques et des inventeurs, et si nous les aidions à développer leurs capacités à jouer ces rôles ? Quels rôles pourraient-ils alors jouer dans la société ?
Pourquoi est-il important de créer un cercle d’autonomisation des jeunes aujourd’hui ?
Lorsque nous voulons changer radicalement la société, nous avons besoin de partenariats et de stratégies multiples. Unir nos forces autour d’une vision et d’une mission communes peut nous rapprocher de cet objectif. À l’échelle mondiale, je vois un certain nombre d’organisations ayant une éthique et des pratiques similaires, où les enfants et les jeunes se voient confier la propriété, le leadership, des espaces pour explorer et contribuer. Ensemble, nous pouvons faire entendre leur voix sur une plateforme plus large et plus internationale, nous pouvons inspirer les autres en montrant des exemples de jeunes en pleine possession de leurs moyens ; nous pouvons montrer l’exemple.
Quelles devraient être les priorités de ce cercle, selon vous ?
Une bonne première étape consiste à co-créer et à convenir d’un ensemble de valeurs communes auxquelles adhérer en tant que cercle, afin de maintenir une base de confiance pour une croissance et une collaboration continues. Il est essentiel d’instaurer la confiance entre les membres de la communauté. Ensuite, nous pouvons piloter des collaborations et apprendre par l’aventure.
Quels sont les résultats idéaux du cercle ?
Notre attente (et notre conviction) est que les jeunes joueront un rôle de plus en plus important dans les mouvements de changement et l’innovation dans divers secteurs. Cette vague n’est pas à venir, elle est en train de se produire. Que cela nous plaise ou non, les jeunes du monde entier prennent leur avenir en main, qu’il s’agisse de lutter contre le changement climatique, de combattre la discrimination ou de s’attaquer à la pauvreté. Comme l’a dit Salvador Gomes-Colon, “nous ne sommes pas l’avenir du monde, nous sommes le présent”.
Selon moi, l’issue idéale du cercle serait d’accélérer cette vague de changement par des interventions et des connexions, et d’aider à guider cette énergie pour qu’elle reste une force durable au service du bien.




