
Un nouvel article de Stefani Crabtree, Short-term Fellow à CRI Research, et de ses collaborateurs vient de paraître dans la Springer Encyclopedia of Global Archaeology (Encyclopédie Springer de l’archéologie mondiale). Il traite de l’utilisation de la science des réseaux par les archéologues. Vous pouvez trouver le texte complet ici.
Les archéologues reconstituent les activités et les interactions des individus à l’aide de la culture matérielle accumulée dans le passé, mais la détection de ces interactions peut s’avérer difficile à l’aide des outils d’analyse archéologique traditionnels. Le développement d’un cadre méthodologique issu de la théorie des graphes, associé à l’augmentation de la puissance de calcul et à un cadre théorique multidisciplinaire croissant visant à interpréter ces analyses, a atténué les difficultés liées à la découverte, à l’analyse et à l’interprétation des réseaux dans le passé. De l’examen des emplacements physiques des sites et de leur interaction à l’examen des routes commerciales et des voies de migration, en passant par l’échange d’idées à travers le temps et l’espace, les approches de réseaux ont infiltré l’archéologie et ont connu une croissance exponentielle dans les études publiées. Avec l’augmentation de la puissance de calcul et l’utilisation de grands ensembles de données dont la structure ou la résolution est inégale, les études de réseaux jetteront sans aucun doute une lumière supplémentaire sur le passé archéologique. Ces approches pourraient bien annoncer de nouvelles collaborations interdisciplinaires et permettre aux archéologues d’utiliser ces modèles de réseaux sociaux du passé pour comprendre notre présent et notre avenir.




